Hausse de la criminalité et comment le secteur de la sécurité peut aider
Trackforce
27 août 2019 · 6 min de lecture

Hausse de la criminalité et comment le secteur de la sécurité peut aider
Nous nous sommes récemment entretenus avec Jonathan Alvarez, cofondateur et PDG de Protective Force International (PFI), basé à Las Vegas, pour discuter des taux de criminalité et de ce que l'industrie de la sécurité peut faire pour aider à sensibiliser et à développer la compréhension de la sécurité civile.
Il semblerait que les taux de criminalité contre les biens et de crimes violents soient en baisse depuis le début des années 1990. Toutefois, il est important de prendre en compte d'autres données qui indiquent que moins de la moitié des crimes violents et environ un tiers des atteintes aux biens sont signalés aux forces de l'ordre.
Cela signifie que la plupart des crimes commis aux États-Unis ne sont pas signalés et ne sont donc pas pris en compte dans le calcul des taux de criminalité. Les données montrent également que les citoyens ont une perception plus positive de la criminalité que la réalité, ce qui soulève la question suivante : la perception est-elle plus proche de la réalité que les statistiques, même dispersées ?
Pourquoi les taux de criminalité augmentent-ils ?
Selon son expérience récente, Jonathan est convaincu que la criminalité est en hausse. Il nous a raconté certaines des mésaventures tragiques qu'il a vécues avec son équipe ces dernières années, notamment la fusillade survenue lors du festival de musique Route 91 Harvest en 2017.
Selon un rapport de KTNV, le service de police de Las Vegas a enregistré une forte augmentation des infractions de différentes natures entre 2017 et 2018. Les agressions sexuelles, et plus particulièrement les viols, ont augmenté de 137 cas ; les atteintes aux biens, de 711 cas ; et tous les autres crimes violents, de 223 cas.
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi lui et d'autres professionnels du secteur de la sécurité privée constataient une augmentation de la criminalité, Jonathan l'a attribuée à des problèmes fondamentaux au sein des familles, engendrant un manque général de moralité et une indifférence aux conséquences potentielles.
Dans un incident que nous avons examiné en détail, un adolescent a assassiné un agent de sécurité non armé, a pris un égoportrait sur les lieux du crime et a été libéré sous caution dérisoire de 250 000 $ au motif que le juge estimait qu'il devait poursuivre ses études. Il est raisonnable de supposer qu'un jeune de 16 ans est capable de distinguer le bien du mal et qu'il ne mesurera probablement pas la gravité de la peine infligée. Ou, face à des conséquences aussi minimes pour un crime aussi odieux, rien ne dissuade les auteurs de tels actes criminels de récidiver.
Quel avenir pour le secteur de la sécurité ? Comment les entreprises de sécurité peuvent-elles exploiter ces renseignements pour améliorer leurs services et offrir une protection accrue ? Pour répondre à ces questions, il faut prendre du recul et observer comment les citoyens réagissent à la criminalité et aux mesures de sécurité actuelles.
« Le secteur de la sécurité, surtout ici à Las Vegas, souffre d'une image négative, car on pense tout de suite à Paul Blart. Or, la plupart des entreprises de sécurité sont dirigées par d'anciens militaires ou policiers. Ma mission est de changer cette perception. On doit développer ce secteur et élever nos normes. » – Jonathan Alvarez
Qu'arrive-t-il après une tragédie ?
Après une tragédie comme une fusillade de masse, la communauté prend davantage conscience des ravages qu'un individu peut causer et la peur pour sa sécurité s'accroît. Avec le temps, cette prise de conscience s'atténue et la peur s'installe, mais la présence d'un policier ou d'un agent de sécurité en uniforme peut raviver l'idée que le monde n'est pas un monde idyllique. Voir des forces de l'ordre en uniforme rappelle aux citoyens que des personnes mal intentionnées existent.
Revenons à la question essentielle : comment le secteur de la sécurité s’adapte-t-il à ces réalités ? Fort de dix ans d’expérience, Jonathan a constaté que la simple présence d’agents de sécurité en uniforme sur un site constitue un puissant moyen de dissuasion contre les activités criminelles. Mais comment convaincre plus de chefs d'entreprise de cette idée ?
En tant qu'acteurs du secteur de la sécurité, il est de notre responsabilité d'informer les autres sur la réalité des services de sécurité privés. En informant le public et en justifiant les prestations offertes par une entreprise, un soumissionnaire potentiel sera beaucoup plus enclin à reconnaître la nécessité d'une présence de sécurité sur le site.
Recourir à la peur pour remporter un contrat ne devrait jamais être une stratégie commerciale courante dans le secteur de la sécurité. La société est déjà assez angoissée et désespérée face à la montée en puissance des médias alarmistes. Il incombe à l'industrie de la sécurité d'apporter compréhension et espoir dans un monde plus sûr.
Notre expertise repose sur notre compréhension des lois, des règlements et des nouvelles du secteur. Elle est justifiée par les outils que nous mettons en œuvre dans nos activités de sécurité et par le personnel que nous recrutons.
Grâce à des systèmes de gestion de la sécurité comme Silvertrac, les entreprises ont des données concrètes pour justifier leurs services. Le signalement en temps réel des incidents de sécurité et l'accès à des portails clients permettent à un client potentiellement méfiant d'avoir une visibilité complète sur toutes les données nécessaires pour prouver la pertinence de son contrat de sécurité.
Comment les équipes de sécurité peuvent se préparer
Le personnel est tout aussi important à cette étape du processus de vente. Aucun acheteur potentiel ne veut se retrouver avec un agent de sécurité incompétent, même s'il est sympathique. Il veut s'assurer que les agents de sécurité sur place possèdent les compétences et le dévouement nécessaires pour protéger son entreprise, ses employés et ses clients.
Les agents de Jonathan sont munis d'une ceinture de service très semblable à celle des policiers. Outre le gilet pare-balles obligatoire, ils portent quotidiennement une matraque, une lampe de poche, du gaz poivre, des menottes et un couteau multifonction. Près de la moitié des agents de Jonathan sont armés, à la demande de clients inquiets de la montée de la violence.
Chaque agent suit une formation obligatoire qui lui permet d'acquérir des compétences en désescalade verbale et en communication. Qu'ils soient armés ou non, Jonathan et son associé s'assurent que leur équipe bénéficie d'une formation continue afin que, face aux incidents les plus graves, chaque agent soit prêt à protéger son poste, son équipe et lui-même.
La formation représente l'un des postes de dépenses les plus importants pour une entreprise de sécurité. Toutefois, en consacrant une part raisonnable du budget à des formations adéquates, un responsable peut instaurer une culture de développement continu et constituer une équipe d'agents plus compétents et plus dévoués, ce qui permet, à terme, d'offrir un service de meilleure qualité justifiant un prix plus élevé.
Ne négligez pas la formation. Tirez parti de vos ressources et de vos contacts professionnels pour faire croître votre entreprise de sécurité. Ils seront certainement ravis de vous aider. Après tout, on travaille tous pour une communauté plus sécuritaire !
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